Centraliser ses films, séries, musiques, photos et vidéos personnelles sur un NAS, un mini-PC ou un serveur domestique est devenu une solution très populaire. Au lieu de dépendre de plusieurs plateformes de streaming et de fichiers éparpillés sur des disques externes, un serveur média permet d’accéder à sa bibliothèque depuis une télévision connectée, un smartphone, une tablette ou un navigateur web. Deux noms reviennent systématiquement dans ce domaine : Plex et Jellyfin. Le premier est une solution historique, très aboutie et particulièrement accessible aux débutants. Le second séduit par son modèle open source, son indépendance et l’absence d’abonnement obligatoire.
Mais entre Jellyfin vs Plex, quel serveur média choisir réellement ? La réponse dépend de votre matériel, de vos habitudes de visionnage, de votre besoin de simplicité, de votre sensibilité à la confidentialité et de votre budget. Plex possède une interface très polie, un excellent écosystème d’applications et de nombreuses fonctions additionnelles. Jellyfin privilégie quant à lui le contrôle local, la gratuité et la liberté de personnalisation. Dans ce comparatif complet, VirtuaConnect vous aide à comprendre les différences concrètes afin d’installer la solution la plus adaptée à votre usage domestique ou familial.
Jellyfin vs Plex : réponse rapide selon votre profil

Si vous recherchez une réponse courte avant d’entrer dans les détails, Plex est généralement le choix le plus simple pour un utilisateur qui souhaite installer rapidement un serveur média, inviter des proches et profiter d’applications très bien intégrées sur de nombreux appareils. Son installation est fluide, son interface est intuitive et son catalogue de contenus enrichis est particulièrement agréable. Plex est donc une option rassurante pour les foyers qui veulent une expérience proche de Netflix, mais avec leurs propres fichiers.
Jellyfin est souvent préférable pour les utilisateurs qui veulent conserver une maîtrise complète de leurs données. Le logiciel est gratuit, open source et ne demande pas la création d’un compte centralisé pour fonctionner sur un réseau local. Il est particulièrement intéressant sur un NAS domestique, un serveur Linux ou un mini-PC déjà utilisé pour d’autres services. Jellyfin convient aussi aux personnes qui ne veulent pas voir certaines fonctions basculer derrière une offre premium.
Choisissez Plex si vous privilégiez la simplicité
Plex est une solution pertinente si vous voulez éviter les réglages techniques prolongés. La détection des médias, la récupération des affiches, des synopsis et des sous-titres fonctionnent généralement très bien. L’application guide l’utilisateur lors de la création des bibliothèques, puis organise les contenus de manière visuelle. Pour une famille, ce confort est précieux : chacun peut retrouver rapidement une série en cours, créer une liste de lecture ou lancer un film depuis le salon.
- Vous souhaitez une installation accessible, même sans expérience serveur.
- Vous utilisez plusieurs téléviseurs, smartphones et appareils connectés.
- Vous acceptez de créer un compte Plex pour profiter de l’écosystème complet.
- Vous envisagez éventuellement l’abonnement Plex Pass pour les fonctions avancées.
- Vous partagez régulièrement votre bibliothèque avec des proches à distance.
Choisissez Jellyfin si vous privilégiez l’autonomie
Jellyfin s’adresse particulièrement aux utilisateurs qui veulent un serveur média entièrement sous leur contrôle. Vous pouvez l’héberger sans dépendre d’une plateforme commerciale, le faire fonctionner hors ligne sur votre réseau local et adapter l’interface à vos besoins. Son fonctionnement est très convaincant dès lors que vous êtes prêt à consacrer un peu de temps à la configuration, notamment pour l’accès extérieur sécurisé, les certificats HTTPS ou le transcodage matériel.
En pratique, le meilleur choix n’est pas toujours définitif. Beaucoup d’utilisateurs testent les deux solutions sur le même NAS ou le même serveur pendant quelques semaines. Cette méthode permet de comparer directement l’interface, les performances de lecture et la disponibilité des applications sur vos équipements.
Présentation de Plex et Jellyfin : deux philosophies différentes
Plex a été créé comme un serveur média destiné à rendre les bibliothèques personnelles faciles à consulter depuis presque n’importe quel appareil. Au fil du temps, la plateforme a élargi son offre avec des chaînes de télévision gratuites, des films à la demande, des recommandations, des contenus éditoriaux et des fonctions de découverte. Cette évolution offre une expérience riche, mais elle peut aussi dérouter les utilisateurs qui veulent uniquement consulter leurs propres fichiers vidéo.
Jellyfin est né d’une volonté de préserver une solution libre dans l’univers des serveurs multimédias. Le projet est communautaire et son code source est accessible publiquement. Il ne dépend pas d’une société qui impose un abonnement, collecte des données d’usage ou modifie l’orientation du produit selon une stratégie commerciale. Cela ne signifie pas que Jellyfin est forcément plus simple ou plus complet dans tous les scénarios, mais son positionnement est très clair : votre serveur, vos fichiers et vos règles.
Plex : une expérience grand public très aboutie
La force de Plex réside dans son niveau de finition. Après l’installation du Plex Media Server, vous ajoutez les dossiers contenant vos films, séries, musiques ou photos. Le logiciel analyse ensuite les fichiers, identifie les œuvres et télécharge les métadonnées. Les affiches, les bandes-annonces, les acteurs, les résumés et les notes rendent la bibliothèque plus agréable à parcourir. Pour une collection de plusieurs centaines de films, cette présentation fait une vraie différence au quotidien.
Plex propose également une gestion des utilisateurs, des profils enfants, des limitations de partage et des accès distants relativement simples. Les fonctionnalités de découverte peuvent être utiles pour suivre les sorties et repérer sur quelles plateformes légales se trouvent certains programmes. En contrepartie, l’interface peut parfois mettre en avant des contenus tiers que vous n’avez pas demandés, même si plusieurs réglages permettent de les limiter.
Jellyfin : un serveur multimédia libre et local
Jellyfin se concentre davantage sur votre collection personnelle. Son tableau de bord donne accès aux bibliothèques, aux paramètres de lecture, aux utilisateurs et aux plugins. L’interface est moderne, mais parfois moins homogène selon les clients utilisés. La communauté développe régulièrement de nouvelles applications et extensions, ce qui rend le projet vivant. Cependant, le support de certains appareils dépend davantage de développeurs indépendants que d’accords commerciaux directs.
Le caractère open source de Jellyfin apporte aussi un avantage important : il est possible d’auditer le code, de contribuer au projet et de l’installer sur de nombreuses distributions Linux, Docker, Windows, macOS ou certains NAS. Les utilisateurs avancés apprécient cette transparence, notamment lorsqu’ils cherchent à réduire leur dépendance aux services cloud.
Comparatif Jellyfin vs Plex : fonctions, coût et confidentialité

Comparer Jellyfin et Plex uniquement sur la lecture de films serait réducteur. Les deux outils savent organiser une bibliothèque, afficher des métadonnées, gérer plusieurs utilisateurs et diffuser des médias sur le réseau local. Les différences apparaissent surtout dans le modèle économique, les services annexes, l’accès à distance et le niveau de contrôle laissé à l’administrateur. Le tableau ci-dessous résume les critères les plus importants avant de faire votre choix.
| Critère | Plex | Jellyfin |
|---|---|---|
| Licence | Propriétaire avec version gratuite | Open source et entièrement gratuit |
| Compte utilisateur | Souvent nécessaire pour l’écosystème et l’accès distant | Non obligatoire en réseau local |
| Fonctions premium | Plex Pass pour certaines options avancées | Aucune fonction bloquée par abonnement |
| Applications officielles | Très nombreuses et généralement très soignées | Variables selon les plateformes et les communautés |
| Confidentialité | Dépendance plus forte aux services Plex | Contrôle local renforcé |
| Personnalisation | Limitée mais simple à administrer | Élevée grâce aux plugins et à la configuration |
| Accès extérieur | Configuration souvent facilitée | Demande plus souvent un paramétrage réseau |
Gratuit, Plex Pass et coût réel d’utilisation
Jellyfin ne facture pas de licence, d’abonnement ni de déverrouillage de fonction. Vous devrez uniquement financer le matériel qui héberge le serveur, l’électricité et éventuellement un nom de domaine ou un VPN pour l’accès distant. C’est un argument fort pour un foyer qui veut conserver sa médiathèque pendant plusieurs années sans multiplier les frais récurrents.
Plex propose une offre gratuite fonctionnelle, mais certaines capacités appréciées nécessitent Plex Pass. Selon les périodes et les régions, l’abonnement peut être mensuel, annuel ou à vie. Il peut donner accès au transcodage matériel, au téléchargement hors ligne, à certaines options de télévision en direct, à la synchronisation ou à des fonctions améliorées de gestion. Avant d’acheter, vérifiez précisément les options utiles dans votre cas : payer un abonnement pour une fonction que votre appareil ne prend pas en charge n’aurait aucun intérêt.
Confidentialité, données et indépendance
Avec Plex, le compte centralisé simplifie l’identification des utilisateurs et l’accès extérieur, mais implique une relation plus étroite avec les services de l’éditeur. Plex indique ses pratiques de confidentialité dans sa documentation, mais un utilisateur sensible à la souveraineté numérique préférera généralement une solution locale telle que Jellyfin. Avec ce dernier, vous pouvez créer des comptes uniquement sur votre serveur, limiter le service au réseau domestique et empêcher toute exposition sur Internet.
Cette différence est essentielle dans un environnement professionnel, associatif ou familial où la confidentialité est prioritaire. Attention toutefois : l’auto-hébergement exige de bonnes pratiques. Un Jellyfin mal exposé sur Internet avec un mot de passe faible peut être moins sûr qu’un Plex correctement configuré. La technologie ne remplace jamais une gestion sérieuse des accès.
Installation et compatibilité : NAS, mini-PC, Windows et téléviseurs
Plex et Jellyfin peuvent être installés sur de nombreux environnements. Un ordinateur sous Windows ou macOS conviendra pour découvrir le principe, mais un NAS ou un mini-PC basse consommation est plus adapté à un fonctionnement permanent. Les NAS Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ou Ugreen proposent souvent Docker, des boutiques d’applications ou des paquets communautaires permettant d’héberger ces solutions. Un Raspberry Pi peut aussi suffire pour la lecture directe, bien qu’il soit vite limité dès qu’un transcodage vidéo exigeant intervient.
Installation de Plex : rapide pour débuter
Sur un NAS compatible, Plex s’installe généralement via le catalogue d’applications du constructeur ou avec un conteneur Docker. Vous indiquez ensuite les dossiers de vos médias, par exemple /Films, /Series et /Musique. Pour obtenir de bonnes métadonnées, il est recommandé de nommer les fichiers proprement : un film peut suivre le format Titre du film (année).mkv, tandis qu’un épisode peut être nommé Nom de la série – S01E01.mkv. Cette rigueur réduit fortement les erreurs d’identification.
Plex est disponible sur les navigateurs web, Android, iOS, Android TV, Apple TV, Fire TV, certaines consoles de jeux et de nombreuses Smart TV. La disponibilité exacte dépend toutefois du modèle de téléviseur et de sa date de commercialisation. Avant un achat de matériel, vérifiez toujours que l’application Plex est bien accessible sur votre système d’exploitation TV.
Installation de Jellyfin : flexible mais parfois plus technique
Jellyfin peut être installé directement avec un paquet natif ou à l’aide de Docker. Cette seconde option est souvent recommandée sur un NAS, car elle facilite les mises à jour, les sauvegardes et l’isolation du service. Il faut monter les dossiers de médias dans le conteneur, attribuer des droits de lecture corrects et conserver les données de configuration sur un volume persistant. Une mauvaise gestion des permissions est l’une des causes les plus fréquentes de bibliothèques vides ou de fichiers impossibles à lire.
Les clients Jellyfin existent sur webOS, Android TV, Fire TV, Android, iOS, Kodi et plusieurs autres plateformes. Néanmoins, l’expérience peut être inégale sur certaines Smart TV anciennes. Si votre téléviseur ne possède pas d’application satisfaisante, un boîtier Android TV, une Apple TV, un Fire TV Stick ou un ordinateur connecté en HDMI peut résoudre le problème à faible coût.
- Prévoyez au moins un disque dédié ou des dossiers clairement organisés pour vos médias.
- Utilisez des noms de fichiers standardisés pour faciliter la reconnaissance automatique.
- Conservez une sauvegarde de la configuration, des affiches personnalisées et des bases de données.
- Testez l’application cliente sur votre téléviseur avant de migrer toute votre bibliothèque.
- Évitez d’exposer directement le serveur sur Internet sans HTTPS, pare-feu et mots de passe robustes.
Transcodage sur NAS : le point technique à ne pas sous-estimer

Le transcodage est l’un des critères les plus importants dans le débat Jellyfin vs Plex. Il consiste à convertir à la volée un fichier vidéo dans un format, une résolution, un débit ou un codec compatible avec l’appareil utilisé. Par exemple, votre NAS peut devoir transformer un film 4K HEVC de 35 Mbit/s en vidéo 1080p H.264 de 8 Mbit/s pour un smartphone connecté en 4G. Cette opération demande beaucoup plus de ressources que la simple diffusion d’un fichier sur le réseau.
Lecture directe, remux et transcodage
La lecture directe est la situation idéale : le client lit le fichier exactement tel qu’il est stocké. Le serveur utilise alors très peu de processeur. Le remux, lui, conserve la vidéo et l’audio mais modifie le conteneur, par exemple de MKV vers MP4 ; il reste relativement léger. Le transcodage complet réencode la vidéo ou l’audio et peut solliciter fortement le processeur, surtout avec de la 4K, du HDR, des sous-titres image ou des codecs modernes.
Avant de choisir votre matériel, regardez les appareils qui liront réellement vos médias. Une Nvidia Shield TV, une Apple TV récente, un boîtier Android TV de qualité ou un téléviseur moderne peuvent décoder de nombreux formats directement. Dans ce cas, un NAS modeste suffit souvent. À l’inverse, si vous partagez des films avec plusieurs utilisateurs éloignés, chacun disposant d’appareils différents, vous devrez prévoir une machine plus robuste.
Accélération matérielle et choix du processeur
Les processeurs Intel avec iGPU et technologie Quick Sync sont souvent appréciés pour les serveurs média. Selon la génération du processeur, ils peuvent accélérer matériellement l’encodage et le décodage de certains flux H.264, HEVC ou AV1. Les GPU Nvidia peuvent également être intéressants pour les serveurs plus puissants, tandis que certains processeurs AMD offrent des possibilités variables selon les pilotes et l’environnement logiciel.
Plex réserve historiquement certaines fonctions de transcodage matériel à Plex Pass. Jellyfin permet l’accélération matérielle sans abonnement, mais la configuration peut demander davantage d’attention : choix du périphérique, droits d’accès à /dev/dri sous Linux, pilotes, codec pris en charge et paramètres du conteneur. Il est donc utile de tester avec un vrai fichier exigeant plutôt qu’avec une courte vidéo 720p.
Exemple concret de dimensionnement
Pour un foyer qui regarde principalement des films 1080p à domicile sur une télévision récente, un NAS équipé d’un processeur Intel Celeron ou N100 peut être suffisant si la lecture directe est privilégiée. Pour deux ou trois transcodages simultanés en 1080p, un mini-PC Intel Core i3 ou i5 récent sera plus confortable. Pour de la 4K HDR à distance, aucun chiffre universel n’est fiable : le résultat dépend du codec source, du sous-titrage, de la tonalité HDR vers SDR et de l’accélération disponible.
Le meilleur conseil consiste à optimiser d’abord les fichiers et les clients. Une vidéo encodée dans un format largement compatible, avec des sous-titres texte SRT plutôt que des sous-titres image PGS, évite souvent le transcodage. Cette optimisation réduit la consommation électrique, le bruit du serveur et les ralentissements pendant les heures de pointe.
Interface, métadonnées et expérience quotidienne des utilisateurs
Un serveur média doit être agréable à utiliser chaque soir, pas seulement performant sur le papier. Plex garde un avantage notable en matière de finition graphique et de cohérence entre les plateformes. Les affiches sont bien mises en valeur, les fiches détaillées sont riches et les recommandations facilitent la découverte au sein d’une grande collection. Les personnes peu technophiles comprennent généralement rapidement comment reprendre une lecture ou parcourir une saison.
Jellyfin propose lui aussi une interface claire avec des carrousels, des catégories, des favoris, des listes de lecture et des indicateurs de progression. Son apparence a beaucoup progressé, mais l’expérience dépend davantage du client. L’application web est très complète, tandis que certaines applications TV peuvent avoir des particularités de navigation, de recherche ou de gestion des sous-titres. Pour un foyer équipé d’appareils homogènes, cette différence peut être minime ; pour un environnement très varié, Plex est souvent plus prévisible.
Gestion des métadonnées et qualité du classement
Dans les deux cas, la qualité de l’organisation dépend d’abord du nommage et de la structure de vos fichiers. Une série rangée dans un dossier unique sans numéro de saison risque d’être mal détectée, quel que soit le serveur. Il est conseillé de créer une arborescence simple : un dossier par film, un dossier par série, puis un dossier par saison. Les éditions spéciales, versions longues et contenus bonus peuvent être identifiés avec des conventions de nommage spécifiques.
Plex dispose de sources de métadonnées très intégrées et affiche souvent un résultat immédiatement convaincant. Jellyfin propose également des fournisseurs de métadonnées et permet des ajustements manuels précis. Cette possibilité intéressera les collectionneurs qui veulent gérer eux-mêmes les affiches, les titres originaux, les classifications ou les commentaires. Vous pouvez aussi stocker localement des fichiers NFO et des images afin de rendre la bibliothèque moins dépendante de services externes.
Profils, contrôle parental et partage familial
Plex facilite le partage avec des comptes gérés et des amis, y compris à distance. Les restrictions par âge, les bibliothèques autorisées et les profils sont utiles pour séparer les contenus adultes, les dessins animés et les films familiaux. L’administrateur peut également voir l’activité de lecture et intervenir en cas de problème de qualité ou de connexion.
Jellyfin possède une gestion d’utilisateurs locale avec des droits détaillés : autorisation ou interdiction de lecture, de téléchargement, d’administration, d’accès à certaines bibliothèques ou de transcodage. Cette granularité est efficace, mais la création d’un accès distant pour un proche demande souvent plus de préparation. Si votre objectif principal est de diffuser à des membres de votre famille vivant dans d’autres logements, prenez le temps de tester ce parcours complet avant de choisir définitivement.
Accès à distance, sécurité et consommation réseau
Accéder à sa bibliothèque en dehors de chez soi est très pratique pendant les vacances, dans les transports ou depuis une résidence secondaire. C’est aussi le point où la simplicité de Plex séduit de nombreux utilisateurs. Le service propose des mécanismes pour faciliter la connexion entre le serveur et les applications clientes. Selon la configuration réseau, il peut utiliser une connexion directe ou un relais. Une connexion directe est généralement préférable pour la qualité et le débit.
Configurer un accès externe avec Plex
Plex guide l’administrateur pour l’ouverture du port utilisé par le serveur et vérifie si la bibliothèque est accessible. Cette facilité ne dispense pas de sécuriser le compte Plex avec un mot de passe unique et une authentification à deux facteurs lorsqu’elle est disponible. Vérifiez aussi les utilisateurs ayant accès à votre serveur et retirez les anciens partages inutiles. Une bibliothèque personnelle ne doit pas devenir publiquement accessible par erreur.
La bande passante montante de votre connexion Internet est déterminante. Avec 20 Mbit/s en upload, il est difficile d’envoyer confortablement plusieurs flux vidéo haute définition à distance. Il peut être nécessaire de limiter le débit à 4, 8 ou 12 Mbit/s selon les utilisateurs. Une connexion fibre avec 500 Mbit/s ou 1 Gbit/s en émission offre évidemment une marge beaucoup plus importante, mais le débit du destinataire reste un facteur limitant.
Configurer Jellyfin de manière sécurisée
Pour Jellyfin, plusieurs approches sont possibles. La plus sûre pour un usage personnel consiste souvent à utiliser un VPN, tel que WireGuard ou Tailscale, afin que seuls les appareils autorisés rejoignent le réseau privé. Une autre méthode consiste à installer un reverse proxy comme Nginx Proxy Manager, Caddy ou Traefik avec un certificat HTTPS valide. Cela demande plus de connaissances, mais permet d’utiliser Jellyfin depuis n’importe quel navigateur ou client compatible.
Ne vous contentez pas d’ouvrir un port sur votre box Internet sans protection supplémentaire. Utilisez un mot de passe long, créez des comptes individuels plutôt qu’un identifiant partagé, mettez régulièrement à jour Jellyfin et le système d’exploitation, et désactivez les options inutiles. Il est également utile de limiter les tentatives de connexion et de sauvegarder la configuration avant chaque mise à jour majeure.
- Préférez un VPN pour les accès personnels et familiaux limités.
- Utilisez HTTPS si votre serveur est accessible depuis Internet.
- Réduisez la qualité à distance pour préserver votre débit montant.
- Créez un compte distinct par utilisateur afin de pouvoir supprimer un accès facilement.
- Contrôlez régulièrement les journaux et les mises à jour de sécurité.
Plex ou Jellyfin : recommandations selon votre configuration
Le choix final doit s’appuyer sur votre situation réelle plutôt que sur une opposition idéologique entre logiciel propriétaire et logiciel libre. Plex peut être l’excellent choix d’un foyer qui souhaite une interface sans friction, tandis que Jellyfin sera parfaitement adapté à une personne qui veut construire un environnement auto-hébergé durable. Voici des scénarios fréquents pour vous aider à décider plus rapidement.
Pour un débutant avec une Smart TV récente
Choisissez Plex si vous voulez installer le serveur en quelques étapes et retrouver immédiatement une application bien conçue sur votre téléviseur. L’ajout de bibliothèques, la récupération des affiches et le partage avec la famille sont très accessibles. Vérifiez toutefois les limites de l’offre gratuite et évaluez si Plex Pass vous sera réellement nécessaire. Si vous ne transcodez pas et ne téléchargez pas de contenus hors ligne, la version gratuite peut suffire longtemps.
Pour un NAS domestique orienté confidentialité
Jellyfin est un excellent choix si votre priorité est de garder le contrôle de votre infrastructure. Hébergé dans Docker sur un NAS, protégé par un VPN et sauvegardé régulièrement, il constitue une solution très cohérente. Vous ne dépendez ni d’un abonnement ni d’un compte distant pour consulter vos films dans votre maison. Cette approche demande quelques heures de prise en main, mais elle peut être très satisfaisante à long terme.
Pour une grande bibliothèque et plusieurs utilisateurs distants
Plex prend souvent l’avantage grâce à sa maturité, à ses applications et à ses outils de partage. Il est particulièrement confortable lorsque plusieurs personnes utilisent des appareils différents et attendent une expérience uniforme. Prévoyez néanmoins un serveur capable de transcoder si les utilisateurs ne disposent pas de clients compatibles avec vos fichiers. Un mini-PC Intel récent peut alors être plus pertinent qu’un NAS d’entrée de gamme.
Pour un utilisateur avancé et amateur d’auto-hébergement
Jellyfin est généralement le candidat naturel. Vous pouvez l’associer à Sonarr, Radarr, Bazarr, qBittorrent, Overseerr, Komga, Audiobookshelf ou d’autres outils, dans le respect du cadre légal applicable à vos contenus. L’intérêt est de construire un écosystème sur mesure, avec vos propres règles de stockage, de sauvegarde et d’accès. Cette flexibilité impose une responsabilité : documentez votre installation, surveillez l’espace disque et testez vos restaurations.
Il est également possible de faire cohabiter Plex et Jellyfin. Cette stratégie est utile pendant une migration ou lorsqu’un membre de la famille préfère Plex alors que l’administrateur souhaite utiliser Jellyfin. Les deux serveurs peuvent indexer les mêmes dossiers médias, à condition de prévoir suffisamment de ressources et de ne pas lancer simultanément de lourdes analyses sur un NAS peu puissant.
Conclusion : quel serveur média choisir entre Jellyfin et Plex ?
Dans le comparatif Jellyfin vs Plex, il n’existe pas de vainqueur universel. Plex est la solution la plus évidente pour celles et ceux qui recherchent une expérience fluide, des applications très soignées et un partage à distance simplifié. Son interface rassurante, ses métadonnées riches et son écosystème mature expliquent sa popularité. En revanche, certaines fonctions avancées peuvent nécessiter Plex Pass, et son approche plus centralisée ne conviendra pas à tous les profils.
Jellyfin s’impose comme une alternative libre, gratuite et respectueuse de l’autonomie de l’utilisateur. Il est idéal pour héberger sa médiathèque sur un NAS ou un serveur personnel sans dépendre d’un service commercial. Il exige cependant davantage de rigueur pour l’accès distant, la sécurité et parfois la compatibilité des clients. Avant de vous décider, analysez votre matériel, vos appareils de lecture et votre besoin de transcodage. Pour beaucoup de foyers, tester les deux solutions pendant quelques jours reste la meilleure façon de choisir sereinement le serveur média qui accompagnera durablement leur bibliothèque numérique.
- Plex convient particulièrement aux utilisateurs recherchant une installation simple, des applications très abouties et un partage familial facile.
- Jellyfin est entièrement gratuit, open source et pertinent pour conserver un contrôle local complet sur les données et les accès.
- Le transcodage et la compatibilité des appareils doivent être vérifiés avant l’achat d’un NAS ou d’un mini-PC serveur.
